Les entreprises sont souvent confrontées à cette question : vaut-il mieux privilégier le SEO (Search Engine Optimizer) ou le PPC (pay-per-click) ? Tentative de réponse. (Lire aussi Fortune 500, PPC et SEO: 1,2 milliard de dollars jeté par les fenêtres )
1/ SEO et PPC
- SEO : le Search Engine Optimizer ou optimisation pour moteur de recherche est un choix de longue haleine et de moyen terme. Il consiste à optimiser le classement de ses pages (car les moteurs de recherche classent non pas des sites mais des pages) en travaillant sur la structure du site, sur l’utilisation de mots-clés (en titre, en début d’article) etc.
- Le PPC lui consiste à acheter des mots-clés (chez Adwords de Google par exemple) qui permettront à votre entreprise d’apparaître en bonne place dans les liens sponsorisés pour toute recherche correspondant aux mots-clés achetés. Si vous êtes une chaine hôtelière et que vous avez acheté les mots « hôtel, sud, France », votre publicité apparaitra à chaque recherche portant sur ces termes. Et vous paierez pour chaque clic effectué.
2/ Le choix des entreprises
Dans la pratique, les entreprises privilégient le PPC au SEO de manière écrasante : leurs dépenses se concentrent à 80% sur le PPC !
Les raisons sont multiples : le PPC est immédiat, facile à appréhender et à évaluer. Vous avez en effet accès précisément au nombre de clics en regard de votre dépense ainsi qu’au taux de transformation. Pratique par rapport au SEO qui lui, requiert une connaissance plus pointue du web et de ses codes et dont l’efficacité est plus difficile à mesurer (elle s’évalue surtout en termes de classement et de trafic).
3/ Les résultats : le SEO vainqueur
Pourtant, les résultats montrent qu’environ à peine 22% des internautes cliquent sur les liens sponsorisés et que sur ces 22%, à peine 10% cliquent sur les résultats classés à partir du 5eme rang !
La raison est double :
- l’internaute se méfie de la publicité et préfère se concentrer sur la recherche naturelle,
- des études ont démontré que l’internaute lit les pages web en ce qui ressemble à un F géant. Il zappe donc les contenus des colonnes de droite.

Conclusion : pour des dépenses 4 fois moins importantes, le SEO est 4 fois plus efficace !
Lire aussi Fortune 500, PPC et SEO: 1,2 milliard de dollars jeté par les fenêtres
Les entreprises du Fortune 500 américain dépensent 3.4 millions de dollars par jour pour leurs campagnes de PPC (pay-per-click). Un coût faramineux qui s’explique par leur absence de stratégie de SEO (Search Engine Optimisation) et par un référencement naturel déplorable.
Une étude conduite par le cabinet Conductor a ainsi révélé que 50% des entreprises du Fortune 500 n’apparaissent pas dans les 100ers résultats des recherches de mots-clés relatifs à leur business. Pire seules 2% arrivent à se glisser dans les 30ers résultats !
Des résultats catastrophiques qui font le jeu des agences et consultants SEO : un SEO efficace leur permettrait de réduire leurs dépenses et d’utiliser cet argent mieux et ailleurs !
Lire aussi SEO vs PPC : le match
Selon Chris Anderson, le fameux rédacteur en chef de Wired, une marque n’est pas ce qu’elle dit mais ce que « Google en dit ». Une formule lapidaire qui résume parfaitement la puissance (de nuisance ou pas) du web. Les marques ont donc mis en place des outils de veille et de contrôle pour gérer leur e-réputation. Mais 2 obstacles majeurs menacent leur action.
1/ le manque de légitimité :
Sur un forum ou un blog, la réputation se construit sur le long terme. La preuve, la plupart possède un système d’étoiles récompensant l’assiduité et la pertinence d’un membre. Une marque si elle veut avoir du poids et de l’influence doit donc penser son engagement dans le web 2.0 sur le long terme. Sinon le membre sera identifié comme salarié de la marque et rejeté (voir le duel entre 2 salariés probables ?? d’Air France et Ryanair sur le site du Figaro, Frédéric C. et Christian Wagner, profils créés en pleine guerre aérienne entre les 2 compagnies).
2/ le web temps réel (real time web)
Personnifié par Twitter, le web temps réel est la hantise de tout community manager. Alors que de nombreuses marquent pensaient qu’une simple stratégie de SEO leur permettrait de tordre leur e-réputation à leur volonté (en faisant remonter toutes les pages positives dans les moteurs de recherche et noyer ainsi les bruits négatifs, stratégie adoptée par Laure Manaudou au moment du scandale de ses photos nues), Google a passé un accord avec Twitter pour faire remonter tous ses commentaires en temps réel. De quoi saboter tout le travail effectué en amont en quelques heures.
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