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Twitter: évoluer ou mourir en Facebook bis

Twitter & FacebookCréé en 2006, Twitter, ce réseau social d’un genre nouveau dit de « microblogging » a su séduire la planète web : 105 millions d’utilisateurs, 30 000 nouveaux inscrits par jour… Pourtant, malgré un lobbying efficace (mené en France notamment par la secrétaire d’état chargée du Numérique Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), championne autoproclamée des twitterers) Twitter peine à fidéliser. La faute à une palette de services trop restreintes et à des tweets beaucoup trop limités (140 caractères seulement).
Twitter a donc annoncé lors de la conférence pour développeurs Twitter des 14 et 15 avril derniers, travailler au développement et à l’amélioration des son offre. Voici un zoom sur 3 solutions phares envisagées

1/ Du rich media pour tweeter plus et mieux 

Ryan Sarver, le directeur de la plateforme Twitter a annoncé la création d’une solution appelée « Annotations » qui permettra d’attacher n’importe quel type de fichiers aux Tweets (vidéo, image, musique…). Une correction d’un de ses principaux points faibles et un atout supplémentaire face à Facebook et autres réseaux sociaux.

2/ Le partage privé de document

A terme et au risque de renier sa philosophie du tout public, Twitter devrait pouvoir permettre aux utilisateurs d’échanger des fichiers en circuit privé, se substituant du coup aux classiques emails. Une manière de fidéliser ses utilisateurs et d’éviter d’incessants aller-retour Twitter/boîte mail.

3/ Le développement des jeux sociaux

Evan Weaver, le manager de l’infrastructure de Twitter, a annoncé lors de la Game Developer’s Conference 2010 réfléchir au développement d’une plateforme capable d’accueillir des jeux sociaux, sur le modèle de Facebook. Le but : attirer les jeunes et les moins jeunes et conserver sur site les utilisateurs durant leur temps oisif.

 

On le voit, Twitter est à un carrefour de son existence et ses choix détermineront son succès ou son écroulement: s’améliorer tout en conservant sa singularité à mi-chemin entre le sms (plus d’audience) et le mail (plus court et public), ou disparaître en devenant un Facebook bis.

Marques et Web : le texte revient en force

Bovary logoEntretien avec le conseiller éditorial/rédacteur Bovary, réalisé le 04/05/2010 à Paris.


Combuzz : Parlez-nous de votre métier. En quoi consiste-t-il exactement ?

                                                                                                                                     

Bovary : Je suis conseiller éditorial et rédacteur. Cette activité englobe trois types de prestations articulées autour du discours de marque: la rédaction proprement dite, la conception et le conseil.

Je produis principalement du contenu rédactionnel qui peut se décliner sur des formats papier avec les catalogues, les brochures, la presse d’entreprise, les leaflets et sur le web avec les sites Internet, les blogs et les newsletters. Je rédige également beaucoup d’éditos de présidents d’entreprise, de communiqués et de dossiers de presse.

Par ailleurs, je travaille pour des formats plus publicitaires en tant que concepteur/rédacteur sur des signatures de marque, des accroches, des bodys, des publicommuniqués, des scripts radios, des voix-off. En somme, tout ce qui nécessite des mots et de la formulation dans la communication. Cela peut aller du simple mot pour nommer un nouveau produit jusqu’au livre entier pour raconter l’histoire d’une marque et présenter ses activités.

Enfin, je conseille les marques sur leur politique éditoriale, c’est-à-dire, comment orienter leur discours sur le plan du lexique, de la formulation et la ligne éditoriale en général.


Combuzz : Qui sont vos clients ?

 

Bovary: Ce sont principalement des agences de communication pour lesquelles je suis prestataire : des agences de web, de relations presses, d’édition, de marketing, d’événementiel et de pub traditionnelle. J’ai eu l’occasion de travailler sur des budgets très variés tels que Orangina, Schweppes, le Club Med, Crédit Agricole, le Figaro, Paramount, Atlantic, Bouygues Telecom, LG, Securitas, Speedy, etc.


Combuzz : Comment se porte le texte aujourd’hui ?

 

Bovary : Ce que je peux vous dire c’est qu’il est de retour. Il a pendant longtemps été le parent pauvre de la pub au profit de l’image. Le texte était presque réduit à sa plus simple expression, le slogan. L’arrivée d’Internet a replacé le contenu écrit en bonne place dans les stratégies de communication, d’abord pour une simple question technique, celle du référencement naturel, et puis parce que les internautes émettent leur propre contenu avec le web 2.0. Les marques sont donc obligées d’occuper le terrain. Enfin, la crise amène plus de scepticisme par rapport aux supports traditionnels comme la télévision ou la radio. Les marques se doivent d’expliquer et d’intéresser le consommateur au-delà du matraquage d’icônes ou de messages éphémères. Le texte demeure donc un excellent moyen de créer de la relation, à condition d’avoir quelque chose à dire évidemment.


Combuzz : Quelles sont les différences entre les contenus rédactionnels online et offline ?  

 

Bovary : Internet permet d’annihiler les contraintes de temps et d’espace. Il n’y a pas de production lourde comme un tirage dans l’édition. Sitôt écrit, le texte peut se retrouver en ligne et accessible à des milliers de lecteurs. Il y a très peu de restrictions au niveau du format. Si une marque souhaite publier une centaine de pages par mois, elle le peut sans que cela n’engendre un gros investissement financier car l’espace est quasiment gratuit et illimité. Par ailleurs, le web 2.0 permet de cibler de manière très précise son public d’adapter son message, de sortir du discours généraliste, contrairement à une affiche dans le métro devant laquelle passent des individus aux profils indéterminés. L’écriture online doit aussi intégrer des critères techniques, comme la récurrence de mots-clés pour le référencement, les liens et un découpage plus dynamique du texte.


Combuzz : Quelles sont les évolutions futures du rédactionnel ?

 

Bovary : J’aurais tendance à penser que face à la masse croissante des contenus, les marques vont devoir ajouter la qualité à la quantité et se singulariser avec leurs propres codes rédactionnels, au même titre qu’elles soignent leurs codes en termes d’iconographie et de charte graphique. Pour le moment, les marques n’osent pas prendre de risque au niveau de la rédaction. Elles sont toujours dans la crainte de ne pas être comprises, c’est pourquoi elles sont obsédées par la concision et la simplicité, si bien que les discours de marques se sont progressivement réduits à quelques mots qui reviennent sans cesse : « nouveau », « gratuit », « bénéficiez de », « faites-vous plaisir »… C’est très ennuyeux et cela finit par devenir creux et transparent. J’ai la conviction que les marques pourraient souvent interpeller le public avec force en osant utiliser des mots plus choisis, voire un style littéraire dans certains cas où l’exercice de style serait au cœur du concept. Il n’y a qu’à voir les commentaires des internautes sur les blogs ou les forums, pour constater que le niveau d’expression est plus soutenu que l’on peut imaginer. On trouve finalement très peu de langage SMS. Les fautes d’orthographe et de syntaxe sont même parfois sanctionnées par des publics très jeunes. En d’autres termes, la qualité d’expression met en valeur le texte et celui qui le lit. Il ne faut pas oublier que la lecture d’un texte ne doit pas seulement avoir un caractère informatif, elle doit être divertissante. Si personne ne discute le fait qu’une belle photo fait vendre, un beau texte doit pouvoir faire de même.


Combuzz : Comment souhaiteriez-vous évoluer vous-même ?

 

Bovary : Dans la direction que je viens de décrire. Je souhaite rédiger de plus en plus pour des marques qui ont des choses à dire et qui osent mettre les mots qu’il faut. C’est pour cela que j’aime travailler sur des marques patrimoniales et l’univers du luxe en général. Il y a une histoire à raconter, un savoir-faire à mettre en valeur, une passion à faire partager, en somme une certaine élégance à traduire. Les ambitions rédactionnelles sont plus hautes et donc plus stimulantes pour moi. Très récemment, j’ai eu l’occasion d’écrire des poèmes pour une grande marque de luxe souhaitant mettre sa collection en perspective avec un univers épique et onirique. Cela change et relève d’un véritable défi aussi agréable pour le lecteur que le rédacteur. À l’occasion, j’aimerais bien écrire pour la communication des musées, de grands vins ou de grands restaurants.


Combuzz : Que pensez-vous de ces programmes capables de rédiger des articles automatiquement ?  Peuvent-ils à terme menacer votre profession? (lire l’article)


Bovary : Je ne crois pas, pas dans l’immédiat en tout cas. Si l’outil s’améliore, il est possible que cela donne une matière de base à retravailler comme les traducteurs en ligne. Mais, je n’imagine pas que la machine puisse intégrer des critères émotionnels. Cela ne pourrait contribuer qu’à la platitude de la rédaction dont nous parlions précédemment. Le texte marque historiquement l’origine de la civilisation. Si le texte s’appauvrit ou meurt, que devrions-nous en conclure pour notre civilisation ?

 

Retrouvez Bovary sur http://www.bovary-paris.fr/index.htm

A vous de lire ! ou la com ratée du ministère de la culture

A vous de lireLe 29 mars, le ministre de la culture Frédéric Mitterand a annoncé la création de la 1ère édition de A vous de lire !, du 27 au 30 mai prochain. Une manière de laisser son empreinte puisqu’A vous de lire remplace dans les faits Lire en fête qui existait depuis 1998 (qui lui même succédait à la Fureur de lire de Jack Lang). Le nouveau nom ne résistant malheureusement pas à la comparaison avec ses illustres prédécesseurs.

Le concept : faire la fête du livre et mobiliser autour de lectures publiques, pique-niques littéraires et autres « lectures vagabondes » etc… Une intention louable pour booster un secteur de l’édition en pleine crise (excepté la BD et les polars) et menacé par l’arrivée des e-books et les risques de piratage. Mais là où une création de ce type aurait mérité une com de vaste ampleur, on ne trouve pour le moment qu’amateurisme :

1/ Un site raté

Ergonomie douteuse, images horriblement photoshopées, navigation mal aisée, le site actuel ressemble plus  à un brouillon qu’à un site définitif.

2/ Une présence sur les réseaux sociaux quasi nulle

  • La page Facebook ne compte que 1000 membres au 28 avril (pour une page créée le 1er avril, c’est peu, à peine quelques dizaines de posts sur le wall, aucun entre le 15 et le 23!),
  • aucun compte Twitter n’a été créé,
  • aucun blog.

Un manque flagrant de contenu et de présence sur les media ! Plutôt étonnant surtout lorsque l’on sait que le Ministère souhaitait accorder aux réseaux sociaux une part prépondérante dans la promotion de l’événement ! A croire que le monde littéraire et le Ministère de la culture, déjà frileux face à l’édition numérique, n’ont pas encore pris le virage du web 2.0 ! Serait-ce une des raisons des difficultés du secteur ?

http://combuzz.wordpress.com/

Web 2.0 et Marques : les clés du succès !

web 2.0A l’heure actuelle, toutes les marques (ou presque) se sont lancées dans l’aventure web 2.0. Media peu coûteux, il permet de toucher une population de clients potentiels fantastique : 35 millions de Français surfent sur Internet !

Pourtant de nombreux écueils se dressent sur cet océan d’immédiateté : quels sont-ils ? Quels sont les défis pour les marques ? (par Julien, http://combuzz.wordpress.com/)

1/ Diffuser une communication cohérente et adaptée

La particularité du web 2.0 est qu’il est mouvant, protéiforme : la communication ne peut être la même sur un blog, sur Twitter ou Facebook. Il faut donc la scénariser en fonction du canal, l’adapter et la transformer.

Toute application bête et méchante d’un contenu unique ou à peine modifié ne peut que conduire à l’échec : car chaque canal a une fonction propre et chaque internaute s’y rend dans un but précis. Twitter pour sa rapidité, le blog pour les échanges et la proximité, le site pour le corporate.

Par exemple, l’ e-commerçant Pixmania (300 millions de CA) utilise en soutien de son site marchand, Twitter pour faire part de ses promotions (782 abonnés), un blog pour communiquer sur la marque (actualités, recrutement…), Facebook (2007 fans) pour faire le lien entre Twitterers, blogueurs et internautes.  

4 communications pour 4 canaux ! L’ère est à la personnalisation.

2/ Créer des passerelles entre les canaux

Une communication adaptée ne signifie pas cloisonnée : au contraire le but est de créer des passerelles entre les différents canaux. Un internaute rentré sur le blog doit être amené sur un réseau social et vice versa.

Les portes d’entrée doivent ainsi être multipliées : plus l’internaute sera sollicité (« cliquez pour recevoir nos promotions en twitts»), plus il aura de chances de revenir, plus il aura de chance de devenir un client fidèle.

Pour continuer dans l’exemple Pixmania, des liens en page d’accueil du site marchand vers les pages Twitter ou Facebook permettraient de générer un flux important de nouveaux Twitterers ou Facebookers.

3/ Humaniser son contenu

Etre présent sur les multiples canaux du web 2.0 c’est bien, adapter sa communication c’est mieux, mais la personnaliser et l’humaniser c’est encore mieux.

Comme leur nom l’indique, les médias sociaux sont avant tout « sociaux » : les internautes s’attendent donc à un certain type de conversation, d’échange avec les marques. Il s’agit donc de créer un lien social et une véritable complicité avec les followers pour générer de la sympathie et fidéliser.

Toute communication corporate ou robotisée sera ainsi rejetée comme Nestlé en a fait l’amère expérience (lire Nestlé, piégé par Facebook )

Bourdin (RMC) : le top 3 des plantages à ses questions concrètes.

24/03/2010 2 commentaires

1/ Christian Estrosi sur le prix du timbre, une semaine après avoir annoncé qu’il serait maintenu au prix unique de 0.56€.
2/ Frédéric Lefebvre sur le web 2.0, deux semaines après avoir affirmé connaître le web parfaitement car il avait « commencé à communiquer sur Internet avant même la création de wanadoo ».
3/ Jean-Jacques Bourdin lui-même, incapable de répondre à la question de Thierry Ardisson: “qui a créé et dirigé RMC en 1943″ .

Par Julien, http://combuzz.wordpress.com/

Alors que se cache-t-il derrière les embuscades quotidiennes de JJ Bourdin ?

  •  Une volonté de piéger les politiques et prouver une fois de plus qu’entre leurs voitures et appartements de fonction, leurs voyages tous frais payés et leurs cocktails et autres soirées, ils sont complètement déconnectés du réel ?
  • Un désir de créer le buzz en se payant un Estrosi ou un Lefebvre ?
  • Ou un jeu inoffensif destiné à amuser les auditeurs ?

Probablement un peu des trois. Mais ce que l’on retient surtout de ces erreurs et plantages magnifiques, c’est la médiocrité des politiques, leur méconnaissance des dossiers (comme sur la question du nombre de sous-marins nucléaires français posée à Ségolène Royal puis à Nicolas Sarkozy, sur laquelle le fier Jean-Jacques se trompera lui-même, le nombre exact étant 6 d’après le ministère de la Défense).
Et on peut se demander, à l’heure où le désamour des français pour la (les) politique(s) n’a jamais été aussi fort, s’il est nécessaire de persister à demander le prix du kilo de tomates ou du pot de yaourt chaque matin et à tourner en ridicule les cancres qui auraient mal révisé leurs fiches.

Car un politique ne doit-il pas s’arracher des rayons de Carrefour ou Leclerc pour proposer une vision, un programme et un futur aux Français ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

http://combuzz.wordpress.com/

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