Quand la génération X  désigne ces hommes et femmes nés dans les années 60-70, ces baby loosers paumés et désenchantés par la fin des 30 Glorieuses, le chômage, le SIDA etc… la génération Y qualifie elle, leurs enfants nés entre 79 et 94 : les fameux Digital Natives. Focus. 

1/ La génération Digital Natives

La génération Y est ainsi appelée car elle est née avec les premiers ordinateurs, les premières consoles de jeu etc…. Cette familiarité avec ces objets  la rend spéciale pour une raison majeure : le processus d’apprentissage ancien est inversé. Là où il était auparavant initié par les parents, ce sont désormais les enfants  qui montrent à leurs aînés comment utiliser un ordinateur, une Wii, qui leur branchent la Freebox ou leur expliquent comment envoyer un email avec l’iPhone. Un renversement aussi déstructurant que l’éclatement des schémas familiaux traditionnels.

2/ Une génération défavorisée

1ère génération à n’avoir connu l’amour qu’avec le préservatif, 1ère génération à subir la destruction du modèle familial traditionnel (divorces, familles recomposées…), la génération Y est également la 1ère à subir le chômage de masse.

3/ Une génération tiraillée entre désir d’émancipation et effet Tanguy

Si l’individu Y aspire à prendre son envol à l’image de ses parents qui avaient quitté les campagnes pour les villes, les contraintes matérielles l’oblige à réviser ses plans : on parle de génération Tanguy, du nom du héros d’Etienne Chatilliez, ce trentenaire habitant toujours chez ses parents.  Les causes sont multiples : chômage, allongement de la durée des études, confort… Et lorsque l’enfant a quitté la maison il n’est pas rare qu’il y revienne en cas de licenciement : on parle alors de génération boomerang.

4/ Une génération d’immédiateté

La génération Y est la 1ère à être née avec la publicité de masse et le marketing moderne. Abreuvée de messages, elle porte en elle un désir toujours sollicité et jamais assouvi. D’où l’apparition des it-girls, fashionistas et autres consommateurs compulsifs en quête perpétuelle du nouveau.

5/ La génération du job-zapping

L’entreprise pour la vie c’est fini. La génération Y a conscience du caractère éphémère des choses : elle ne raisonne plus à long terme ou même à moyen terme, mais à court terme : les plans de carrière s’ébauchent désormais sur 2 ou 3 ans, d’où des turnovers importants et des démissions de plus en plus fréquentes. Car l’entreprise, quelle qu’elle soit, ne fait plus rêver et le manager plus peur. Et cette absence de respect pour le monde professionnel a 2 causes :

  • au moins un des deux parents a déjà connu une période de chômage, renvoyant à l’enfant une image terrifiante du monde du travail et de l’entreprise coupable,
  • l’éclatement des structures familiales évoqué plus haut, la disparition des figures autoritaires ont fait voler en éclat les schémas traditionnels/paternalistes du monde du travail  : loyauté envers  l’entreprise, obéissance et respect de la hiérarchie… A la moindre contrariété l’individu Y part, « pose sa dem’ » car il n’a plus d’autre repère que lui-même et ses désirs et qu’il ne craint plus le chômage : pour lui il est devenu un passage  inévitable entre 2 jobs.

Place désormais à la génération Z (née après 1994), une génération virtuelle pour qui relations et travail ne se feront plus peut-être que via le web.

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